La culpabilité dans le deuil animalier

Deuil animalier · Comprendre ses émotions

La culpabilité dans le deuil animalier

La perte d’un animal peut faire naître de nombreuses émotions : tristesse, colère, incompréhension, sentiment de vide, parfois du soulagement selon le contexte. Parmi elles, la culpabilité occupe une grande place.

La culpabilité dans le deuil animalier : de quoi parle-t-on ?

On entend beaucoup parler de la culpabilité dans le cadre du deuil animalier, mais avant de plonger dans ce sujet, revenons sur sa définition. Le dictionnaire Larousse donne la définition suivante : « Sentiment de faute ressenti par un sujet, que celle-ci soit réelle ou imaginaire ».

Première notion très importante : « Je me sens coupable » et « J’ai effectivement commis une faute » sont deux propositions totalement différentes.

La culpabilité peut apparaître après une euthanasie, une maladie, un accident ou une disparition. Elle peut concerner les derniers instants, mais aussi revenir sur des évènements bien plus anciens : une consultation vétérinaire qu’on aurait aimé faire plus tôt, un signe que l’on pense ne pas avoir remarqué, une absence, une décision médicale, ou simplement le sentiment de ne pas avoir suffisamment profité du temps passé ensemble.

Pourtant, ressentir de la culpabilité ne veut pas nécessairement dire avoir commis une faute.

Une étude fort intéressante a été menée sur le sujet. Les travaux portent plus généralement sur la culpabilité ressentie en tant que « pet-parent » durant la vie de son animal. Ces travaux de Kogan et al. (2022), Disenfranchised Guilt—Pet Owners’ Burden, montrent que la culpabilité possède à la fois une dimension émotionnelle et cognitive : nous pouvons nous sentir coupables lorsque nous pensons que nos actions, nos décisions ou nos omissions ont eu une conséquence négative.

Un dommage réel n’a pas nécessairement besoin d’avoir eu lieu pour que cette culpabilité nous habite : la perception d’avoir pu faire du mal peut suffire à faire naître la culpabilité.

La culpabilité n’est pas présente dans tous les deuils animaliers. Les recherches montrent néanmoins qu’elle constitue une expérience émotionnelle récurrente dans l’expérience des personnes endeuillées.

Une revue qualitative de la littérature scientifique sur le deuil animalier Cleary et al. (2022), Grieving the loss of a pet: A qualitative systematic review l’identifie ainsi parmi les grands thèmes retrouvés dans les témoignages des personnes ayant perdu un animal.

Ces travaux permettent de démontrer quelque chose de très important : une décision peut être vécue comme juste et néanmoins provoquer de la culpabilité.

Pourquoi la culpabilité est si présente dans le deuil animalier ?

La relation que nous entretenons avec un animal possède une particularité importante : nous sommes responsables d’une grande partie de son existence.

Nous choisissons son alimentation, son environnement, ses soins, ses enrichissements, ses activités, ses lieux de repos, ses consultations vétérinaires. Nous décidons parfois d’accepter ou de refuser un traitement, une opération ou une hospitalisation. Nous devons observer son état et tenter de comprendre les signes qu’il ne peut pas expliquer avec des mots. L’animal dépend donc très largement de nous.

Cette responsabilité peut devenir particulièrement lourde après son départ. Lorsque quelque chose arrive à un être dont nous avions la responsabilité, il peut être naturel de revenir sur ce que nous avons fait ou sur ce que nous pensons ne pas avoir fait suffisamment.

« Aurais-je dû remarquer quelque chose ? »

« Pourquoi ai-je attendu avant de consulter ? »

« Est-ce que j’ai choisi le bon traitement ? »

« Est-ce que j’ai suffisamment été présente pour lui ? »

Dans leurs travaux, Leonhardt-Parr et Rumble ( Coping with Animal Companion Loss: A Thematic Analysis of Pet Bereavement Counselling ) retrouvent justement la culpabilité, les doutes et les regrets parmi les difficultés rencontrées par les thérapeutes spécialisés dans le deuil animalier, notamment autour des décisions de fin de vie.

La culpabilité peut également concerner des éléments beaucoup plus ordinaires de la relation. L’étude de Kogan et ses collègues que nous avons déjà citée plus haut montre que les personnes peuvent culpabiliser du temps ou de l’attention accordés à leur animal, du fait de le laisser seul, d’avoir eu moins de temps à certains moments pour jouer, de leurs absences ou encore de certains aspects liés à sa santé.

Cette étude ne porte pas directement sur le deuil, mais elle permet de mettre en avant que la culpabilité peut déjà exister à l'intérieur de la relation. Après la mort, certains souvenirs peuvent prendre une autre dimension. Une absence autrefois considérée comme banale peut se transformer en « J’aurais dû passer davantage de temps avec lui ». Un délai de quelques jours avant une consultation peut devenir « Et si j’y étais allée immédiatement ? »

La mort rend certaines situations irréversibles, et cette irréversibilité peut donner un poids nouveau à ces décisions.

Il me semble crucial de distinguer deux choses : avoir été responsable d’un animal et avoir été capable de tout contrôler.

Nous pouvons être responsables et prendre soin d’un être vivant, sans avoir le pouvoir d’empêcher sa maladie, son vieillissement ou sa mort.

Les « et si… » : quand le cerveau tente de refaire l’histoire

Après son départ, une même scène peut revenir encore et encore. « Et si j’avais consulté plus tôt ? », « Et si j’avais accepté cette opération ? », « Et si j’avais refusé cette intervention ? », « Et si j’avais attendu un jour de plus avant l’euthanasie ? », « Et si au contraire, j’avais pris cette décision plus tôt ? ».

La psychologie appelle cela des pensées contrefactuelles. Elles consistent à imaginer une version alternative d’un événement réel. Nous savons ce qui s’est produit, mais notre esprit construit un scénario dans lequel une décision différente aurait pu conduire à une autre issue.

Les recherches sur le deuil humain montrent que ces pensées sont extrêmement fréquentes après une perte, et qu’elles se dirigent souvent vers nos propres actions ou omissions.

Une étude récente sur le deuil (Eisma et al. (2026), Undoing death: Counterfactual thinking and emotional adaptation to bereavement ) a par exemple montré que la grande majorité des pensées contrefactuelles étudiées imaginaient une issue meilleure que celle qui avait réellement eu lieu. Une part importante concernait ce que la personne endeuillée aurait pu faire différemment pour empêcher la mort.

Bien que ces recherches concernent le deuil humain et non pas animalier, elles permettent d’éclairer ce que peuvent représenter tous ces « Et si » qui apparaissent après la perte d’un animal. Ces pensées peuvent avoir différentes fonctions : notre esprit peut chercher une explication à quelque chose de difficile à comprendre, il peut tenter d’identifier le moment précis où les évènements auraient pu prendre une autre direction. Il peut également essayer de retrouver une forme de contrôle face à une situation devenue définitivement irréversible.

Dans certains deuils, l’idée « Si j’avais pu faire autrement » peut être plus facile à explorer que la possibilité beaucoup plus vertigineuse qu’il n’existait peut-être aucune décision capable d’empêcher la perte.

Ces pensées font partie de la manière dont nous tentons de comprendre ce qui nous est arrivé. Mais lorsqu’elles deviennent envahissantes, continuelles, anxiogènes, elles peuvent compliquer le travail du deuil.

La nature de la mort change l’expérience du deuil : mort naturelle, maladie, disparition, décision d’euthanasie

Toutes les morts ne laissent pas les mêmes questions derrière elles. La maladie, l’accident, la disparition, la mort naturelle ou l’euthanasie peuvent créer des expériences très différentes dans le vécu de la perte mais aussi dans le deuil.

Cependant, je tiens à attirer l’attention pour éviter des interprétations et des généralisations. Chaque perte, chaque lien, chaque deuil est unique. Chacun réagit à sa manière et il n’existe pas de règles ou de normes sur la manière de pleurer un être cher et de faire son deuil.

La maladie

Lorsqu’une maladie précède la mort, le parcours peut être rempli de décisions, de doutes, de vigilance, de moments difficiles avec les traitements, les consultations, les soins. Il faut parfois interpréter des symptômes, réaliser des examens, choisir entre plusieurs traitements, évaluer la qualité de vie ou déterminer jusqu’où poursuivre les soins.

Et lorsque notre animal meurt, chacune de ces décisions peut être revisitée avec les informations que nous possédons désormais. Il peut être difficile de se souvenir qu’au moment où les choix ont été faits, nous n’avions pas autant d’informations à disposition.

La maladie peut également provoquer un deuil anticipé. Le deuil ne commence pas toujours au moment où notre animal nous quitte. Dans le cas d’une maladie, la réalité de la perte commence avant le départ, alors même que l’espoir, les soins, les doutes, la fatigue, les décisions médicales occupent le quotidien.

La mort soudaine ou accidentelle

Une mort brutale laisse peu ou pas de temps pour apprivoiser cette réalité. Elle peut également provoquer de nombreuses questions, ce qui aurait pu empêcher l’accident, ce que nous aurions pu remarquer, ce que nous aurions dû faire autrement.

Certaines recherches consacrées au deuil animalier retrouvent une association entre des décès inattendus et des émotions telles que la culpabilité ou la colère.

Le caractère soudain de la mort peut rendre particulièrement difficile l’intégration de la réalité de la perte et compliquer le travail du deuil.

La disparition

Lorsqu’un animal disparaît, une autre difficulté apparaît : l’absence de certitude. La personne ne sait pas nécessairement ce qui est arrivé. Est-il vivant ? A-t-il souffert ? Est-il quelque part ? Aurait-il pu être retrouvé ?

Cette absence de réponses peut entretenir durablement des questionnements, créations de scénarios et recherches d’explications. Leonhardt-Parr et Rumble que nous avons déjà cités rapportent notamment que l’incertitude entourant la disparition d’un animal peut être source de culpabilité chez certaines personnes endeuillées.

De la même manière que la mort brutale, la disparition peut rendre compliqué l’intégration de la situation et retarder voire figer le travail de deuil.

L’euthanasie

L’euthanasie constitue une situation très particulière. Nous parlions précédemment de la responsabilité qui repose sur nous en tant qu’humain et protecteur de notre animal.

Dans le cas d’une euthanasie, la personne ne fait pas simplement face à la mort de son animal, elle doit participer à une décision concernant le moment où elle aura lieu. Cette responsabilité peut être extrêmement lourde.

« Est-ce trop tôt ? »

« Est-ce trop tard ? »

« Souffre-t-il suffisamment pour que cette décision soit justifiée ? »

« Existe-t-il encore quelque chose à essayer ? »

L’étude de Bussolari et al. ( The euthanasia decision-making process: A qualitative exploration of bereaved companion animal owners ) apporte une nuance importante car sur 672 personnes interrogées à propos de l’euthanasie de leur animal :

73 % exprimaient du deuil sans culpabilité
22 % considéraient l’euthanasie comme la bonne décision tout en éprouvant de la culpabilité et/ou de l’ambivalence
6 % exprimaient principalement de la culpabilité
Savoir rationnellement qu’une décision était nécessaire et juste ne protège pas automatiquement de la culpabilité.

Une autre étude publiée en 2025 (Silva, Santos & Barbosa (2025), Euthanasia and prolonged grief: A cross-sectional study with bereaved pet owners ) démontre que les personnes ayant dû prendre une décision d’euthanasie pour leur animal ne présentaient pas nécessairement davantage de culpabilité que celles ayant vécu une autre forme de décès.

En revanche, lorsque la personne éprouvait des regrets sur le moment choisi, de la culpabilité sur la décision, ou qu’elle avait eu le sentiment de ne pas avoir suffisamment participé à la décision avec l’équipe vétérinaire, le deuil pouvait être plus difficile. À l’inverse, un meilleur soutien émotionnel de la part des vétérinaires et du personnel médical était associé à moins de culpabilité.

L’enjeu ne porte donc pas seulement sur l’euthanasie, mais aussi sur la manière dont la décision a été prise, comprise, partagée, préparée et accompagnée.

« J’aurais dû être meilleur » : l’humain réel face à l’humain idéal

La culpabilité peut également naître de la comparaison entre la personne que nous avons réellement été pour notre animal et celle que nous aurions voulu être.

Dans leur étude, Kogan et ses collègues ont étudié ce décalage chez les propriétaires de chiens. Les participants avaient pour mission de comparer la manière dont ils se percevaient réellement avec leur représentation idéalisée du gardien parfait pour leur animal. Plus la différence entre ces deux représentations était importante, plus la culpabilité ressentie était élevée. L’étude ne concernait pas des personnes endeuillées, mais cette notion offre une piste particulièrement intéressante pour comprendre certaines culpabilités après la mort.

Car après une perte, le gardien auquel nous nous comparons peut devenir presque parfait.

Il aurait remarqué immédiatement chaque symptôme. Il aurait toujours été disponible. Il aurait pris soin, joué, interagit toujours suffisamment même dans les périodes de vie compliquées. Il n’aurait jamais perdu patience. Il aurait toujours eu suffisamment d’argent pour tous les examens et tous les traitements. Il aurait trouvé le bon vétérinaire. Il aurait su quand continuer les soins et quand les arrêter. Il aurait su exactement ce dont son animal avait besoin. Et il aurait parfaitement accompagné ses derniers instants.

Mais cet humain idéalisé, naissant de notre envie profonde de faire au mieux pour nos animaux n’existe probablement pas. Notre relation avec un animal s’inscrit dans une vie réelle, avec nos propres limites, nos connaissances du moment, nos soucis et difficultés personnelles, nos ressources, nos obligations et nos imperfections.

Et d’une certaine manière, c’est une bonne nouvelle : cela peut nous inviter à se demander le rapport que nous entretenons avec nous-même et peut-être nous permettre d’abaisser la barre des attentes irréalistes que nous pouvons nous fixer, sans même parfois nous en rendre compte.

Un autre biais assez fréquent peut nous impacter et augmenter le sentiment de culpabilité : il s’agit de juger nos décisions passées avec des informations que nous ne possédions pas lorsque nous les avons prises. Aujourd’hui, nous savons que ce tel symptôme annonçait une maladie grave. Mais à ce moment-là, nous observions peut-être seulement une fatigue inhabituelle.

« Qu’est-ce que je savais réellement lorsque j’ai pris cette décision ? »

et non uniquement :

« Que sais-je aujourd’hui de ce qui s’est passé ? »

Recontextualiser ne signifie pas nier ce que nous aurions aimé faire autrement.

Quand le deuil n’est pas reconnu, la culpabilité grandit

Le deuil animalier possède une autre particularité. Dans mon précédent article sur le deuil, intitulé « Le deuil animalier : une réalité psychologique à reconnaître » , on voit ensemble à quel point ce deuil est excentré de l’acceptation sociale et sociétale. C’est ce qu’on appelle un deuil désavoué (Disenfranchised Grief en anglais).

Il peut donc être minimisé, critiqué, rejeté par l’entourage ou la société. Les phrases suivantes sont malheureusement entendues par beaucoup de personnes et peuvent être dures, violentes même pour les personnes endeuillées :

« Ce n’était qu’un animal. »

« Tu pourras en adopter un autre. »

« Il faut passer à autre chose. »

« Il était malade, tu savais qu’il allait mourir. »

Leonhardt-Parr et Rumble montrent que cette absence de reconnaissance peut participer à l’isolement des personnes endeuillées et leur donner le sentiment que leur souffrance n’est pas socialement acceptable. La synthèse de Hughes et Lewis Harkin retrouve également cette difficulté et souligne que la reconnaissance du deuil et de la souffrance peut même varier selon l’espèce de l’animal.

La culpabilité peut donc rapidement manquer d’espace pour être exprimée, discutée. Ainsi une personne pourrait dire « Je culpabilise terriblement d’avoir accepté l’euthanasie » et recevoir immédiatement « Mais tu n’avais pas le choix, tu ne dois pas culpabiliser. »

Cette réponse cherche probablement à rassurer, pourtant elle peut fermer la conversation et invalider indirectement les sentiments exprimés.

La personne ne cherche pas forcément à être rassurée de ne pas être coupable (la plupart des racines de cette culpabilité concerne non pas des fautes avérées mais des pensées sur les actions, les décisions ou les omissions qui, selon elle, ont eu une conséquence négative), elle cherche surtout à pouvoir exprimer ce qu’elle ressent, parler de ce processus de deuil, partager sur son animal, formuler pour mieux avancer aussi.

Reconnaître la culpabilité d’une personne n’est pas la même chose que reconnaître qu’elle a commis une faute.

Il est possible d’accueillir « Je comprends que cette décision soit si difficile à porter » sans conclure « Tu es effectivement responsable de ce qui s’est passé. »

Pouvoir parler librement de ces pensées permet également de les formuler en nous-même, de les contextualiser, de les laisser nous traverser et de nous aider progressivement à faire notre deuil. Alors si vous êtes un jour confronté à quelqu’un qui a perdu un être cher, prenez le temps de répondre et d’ouvrir la discussion.

Apprivoiser la culpabilité, des perspectives d’apaisement

Après avoir étudié la définition de ce sentiment, son contexte, ses raisons, à l’aide de quelques études que je vous mettrai bien sûr en fin d’article, nous allons maintenant discuter des perspectives possibles d’apaisement, car comment apprivoiser cette culpabilité, sans chercher à la faire disparaître immédiatement ?

Recontextualiser

Plusieurs pistes ont déjà été évoquées, dont l’importance de recontextualiser. Après le départ de notre animal, toutes les informations sont disponibles simultanément. Cela peut conduire à des interprétations, des reconstructions des événements passés selon un prisme qui n’est pas forcément adapté. S’il est aussi important de revenir aux circonstances réelles, c’est pour distinguer cette réalité au moment des faits, de cette histoire que notre souffrance peut nous amener à créer.

Distinguer ce qui dépendait de nous, de ce qui ne dépendait pas de nous

Nous pouvons avoir été responsables de certains choix tout en étant impuissants face à d’autres réalités. Nous ne contrôlons pas entièrement le vieillissement, la maladie, les réactions à un traitement ou la mort. Et parfois, nous pouvons l’oublier, tant notre amour nous pousse à croire qu’il aurait pu tout guérir, sauver, changer. C’est une perspective qui n’est pas facile, je l’entends, mais qui peut remettre les responsabilités à leur juste place, et nous délivrer d’un poids que nous portions sans qu’il ne nous appartienne.

Soi idéalisé face au soi réel

La notion de décalage entre soi réel et soi idéal peut également permettre de questionner la norme avec laquelle nous nous jugeons.

Est-ce que j’attends de moi une perfection qui n’était humainement pas possible ?

Est-ce que je considère que j’aurais dû connaître des informations que je ne pouvais pas connaître ?

Tous ces outils sont importants pour ramener petit à petit de la compassion, de la bienveillance, et de l’espace pour soi-même. Cela ne veut pas dire nier ses erreurs, se trouver des excuses, modifier la réalité. Mais plutôt pouvoir regarder ses limites, ses émotions et sa souffrance sans aller directement à une condamnation de soi-même.

Redonner de la place à toute l’histoire

La culpabilité possède parfois une capacité particulière : réduire plusieurs années de relation à quelques minutes, quelques jours, une décision, un souvenir. Une relation entière peut finir par être regardée uniquement à travers la manière dont elle s’est terminée.

Pourtant, le lien ne se résume pas à ces derniers instants.

Lorsque cela est possible, dans le respect du rythme propre à chacun, on peut tenter d’élargir notre esprit à toute la temporalité de la vie de notre animal. Encore une fois, cela n’est pas évident mais il me semble que ce soit une étape importante. Cela peut permettre de remettre progressivement les derniers instants à leur juste place, ils appartiennent à l’histoire, à son histoire, à votre histoire.

Mais ils ne sont pas toute l’histoire.

Il existe aussi tous les jours précédents. Les habitudes qui ont grandi et évolué avec le temps. Les premiers moments, lorsque cet animal est entré dans nos vies. Les aventures et les rires. Les soins. Les moments ordinaires du quotidien. Les gestes d’affection. Les difficultés. Les imperfections. Les moments où nous avons essayé de comprendre et de protéger cet animal avec les moyens dont nous disposions.

Il ne s’agit pas d’effacer la fin. Il s’agit de ne pas laisser la fin devenir l’unique mesure de toute une relation. Et oui, cela peut prendre du temps. Il est tout à fait normal qu’une période centrée autour de la fin de vie arrive. La perte d’un animal peut être très violente, douloureuse, choquante. Notre cerveau avance lui aussi à son rythme pour apprivoiser cette nouvelle réalité.

Le lien continue autrement

Lorsque notre animal s’éteint, nous pouvons avoir la sensation d’être complètement seuls. Qu’il n’est plus là. Que le froid a envahi notre coeur, notre corps et notre réalité.

Il n’est plus là, dans ce corps qu’on a tant aimé, chéri, admiré, caressé. Il n’est plus là, dans ces activités, ces rituels, ces détails du quotidien. Et bien sûr, rien ne remplacera jamais sa présence. Pourtant, continuer une forme de lien après son départ peut nous aider.

La synthèse de Hughes et Lewis Harkin sur les « continuing bonds », les liens qui continuent après la mort, montre que maintenir une relation intérieure avec l’animal peut faire partie du processus de deuil.

Je ne suis pas en train de vous dire que tout le monde en a besoin, que c’est un passage obligatoire. Absolument pas. Vous êtes libres et je vous encourage vivement à écouter votre coeur, vos besoins, vos envies.

Certaines personnes ont à cœur de faire perdurer la présence de leur animal dans le foyer et dans leur quotidien. Elles peuvent ainsi créer un petit espace où sont réunies des photos, des affaires, des souvenirs, parfois même accompagnés de son urne magnifiquement gravée de son prénom. D’autres personnes continuent d'amener leur animal en balade, dans leur cœur, en prenant leur collier. D’autres n’éprouvent pas ce besoin et continuent d’aimer, de penser en silence à leur animal, le portant toujours dans leur cœur et leur esprit.

Il existe une infinité de possibilités. Les souvenirs, les rituels, les objets, les pratiques commémoratives ou simplement la place que l’animal continue d’occuper dans notre histoire peuvent contribuer à maintenir ce lien sous une autre forme.

Lorsque ma chatte Luna est partie, j’ai créé un espace dans ma maison rien que pour elle. J’ai pris tout le temps dont j’avais besoin pour retirer sa litière et ses affaires. Je lui écrivais un mot chaque jour, pendant des semaines.

J’ai mis 2 ans à laver le plaid qu’elle aimait et sur lequel elle a rendu son dernier souffle. Luna a toujours été le centre de ma vie, et lorsqu’elle est partie, tout s’est écroulé. C’est comme si j’avais perdu tout ce qui me maintenant debout.

Aujourd’hui, cela fait déjà bientôt 3 ans. Luna est toujours au centre de ma vie. Sa photo est toujours posée sur mon chevet, ainsi que sa brosse qui contient toujours ses poils. Dans mon bureau, des photos, un album, des dessins réalisés à son égard.

Son urne trône sur un magnifique buffet breton dans notre salon, entourée de photos, de souvenirs et d’une rose éternelle. Mon métier lui aussi, s’est construit autour d’elle, de sa vie et de sa perte. Je la porte chaque jour dans mon cœur.

Trouver un espace où pouvoir déposer ce qui est vécu

Il est grand temps que le deuil animalier soit pris à la hauteur de ce qu’il est. Que le tabou de la mort laisse place au soutien et à la reconnaissance du lien.

Car tous ceux qui ont aimé un animal savent à quel point ils sont importants, précieux, indescriptibles dans leur présence, leur caractère, leur manière d’interagir avec nous. Le lien avec un animal peut être aussi fort et même bien plus fort que ceux qu’on peut entretenir avec nos pairs.

Alors oui, prenons au sérieux cette perte et tout ce qu’elle peut engendrer.

N'hésitez pas à demander de l’aide, à solliciter des professionnels ou des personnes de confiance. Parce que oui, certaines culpabilités ont besoin d’être parlées. Une personne endeuillée peut avoir besoin de soutien, d’écoute, d’aide.

Cela peut être avec une personne de confiance, dans un groupe de parole encadré, avec un professionnel spécialisé dans le deuil animalier. Avec un psychologue ou un professionnel de santé (psychiatre, médecin) lorsque la souffrance devient particulièrement envahissante. Et si par malheur, vous tombez sur une personne qui ne comprend pas votre peine, continuez votre démarche.

Le deuil animalier est une perte réelle.
Votre souffrance mérite d’être prise au sérieux.

Lorsque la culpabilité devient permanente, empêche de dormir, envahit les souvenirs, conduit à une condamnation constante de soi ou rend le quotidien difficile à traverser, demander de l’aide peut permettre de ne plus porter seul cette expérience.

En cas de détresse importante :

Si des pensées suicidaires, une détresse constante, des symptômes d’anxiété récurrents sont présents, rapprochez-vous d’un médecin ou d’un professionnel. Le numéro 3114 peut également être sollicité par vous-même ou par un proche dans le cas d’idées suicidaires.

L’objectif n’est pas d’oublier, de « passer à autre chose » ou de supprimer toute culpabilité. Mais plutôt d’avoir un soutien, un ancrage, un espace où l’on peut s’exprimer, pleurer, parler de son animal, raconter, apprivoiser cette nouvelle réalité.

Et progressivement, comprendre ce qui s’est passé, redonner du contexte aux décisions prises et apprendre à vivre avec une histoire dont nous aurions parfois profondément souhaité pouvoir changer la fin.

Si vous êtes arrivés jusque-là, merci d’avoir pris le temps de m’avoir lue. J’espère que ces mots, ces explications auront pu répondre aux questions que vous vous posiez sur la culpabilité. L’espace des commentaires est désactivé à cause des spams mais n’hésitez pas si vous souhaitez partager à utiliser le formulaire de contact, à me contacter par mail ou sur les réseaux sociaux.

Je vous envoie plein de douceur,
Bien à vous,
Coline

Sources

Kogan, L. R., Bussolari, C., Currin-McCulloch, J., Packman, W. & Erdman, P. (2022). Disenfranchised Guilt—Pet Owners’ Burden. Animals, 12(13), 1690.

Leonhardt-Parr, E. & Rumble, B. Coping with Animal Companion Loss: A Thematic Analysis of Pet Bereavement Counselling. OMEGA.

Hughes, B. & Lewis Harkin, B. The Impact of Continuing Bonds Between Pet Owners and Their Pets Following the Death of Their Pet: A Systematic Narrative Synthesis. OMEGA.

Cleary, M. et al. (2022). Grieving the loss of a pet: A qualitative systematic review. Death Studies, 46(9), 2167–2178.

Bussolari, C. J. et al. (2018). The euthanasia decision-making process: A qualitative exploration of bereaved companion animal owners. Bereavement Care, 37(3), 101–108.

Silva, M. V., Santos, R. R. & Barbosa, M. (2025). Euthanasia and prolonged grief: A cross-sectional study with bereaved pet owners. Journal of Veterinary Behavior, 79, 60–67.

Bussolari, C. et al. Self-Compassion, Social Constraints, and Psychosocial Outcomes in a Pet Bereavement Sample. OMEGA.

Eisma, M. C. et al. (2026). Undoing death: Counterfactual thinking and emotional adaptation to bereavement. Journal of Behavior Therapy and Experimental Psychiatry.

Le processus du deuil animal : une réalité psychologique à reconnaître

Perdre un animal est une expérience profondément douloureuse, parfois aussi intense, voire davantage selon les individus, que la perte d’un proche humain. Pourtant, le deuil animal reste souvent minimisé par la société, et parfois même par notre entourage, ce qui amplifie considérablement la détresse ressentie.

Le deuil animal peut être défini comme un « état affectif douloureux provoqué par la mort d’un être aimé » et correspond à « la période de douleur et de chagrin qui suit cette disparition » [1]. Ce lien unique, nourri par un amour inconditionnel et une affection sans jugement, rend cette perte particulièrement déchirante. Pour beaucoup, leur animal n’est pas simplement une compagnie comme pourrait l’indiquer le terme « animal de compagnie » ; il est un ami, une moitié, un membre à part entière de la famille, un confident silencieux…

De nombreuses études en psychologie reconnaissent désormais pleinement l’importance et la légitimité du deuil animal [2]. Celles-ci montrent clairement que ce processus déclenche des réactions émotionnelles, physiques et psychologiques similaires à celles d’un deuil humain. Ainsi, il devient essentiel d’accorder au deuil animal la même considération, la même empathie et le même accompagnement qu’à tout autre deuil.

Photo d'un trèfle sur un poignet avec le prénom d'un animal envolé


Dans cet article, nous allons explorer ensemble ce deuil unique, en comprendre les étapes précises, la singularité du lien humain-animal, les risques psychologiques potentiels, mais aussi vous proposer des conseils et ressources concrètes afin de traverser cette épreuve avec douceur et bienveillance.

Les différentes étapes du deuil

Selon le modèle psychologique bien connu d’Elisabeth Kübler-Ross [3], initialement développé pour comprendre le deuil humain mais aujourd’hui reconnu applicable au deuil animal, on distingue plusieurs étapes caractéristiques. Il est important de rappeler que ces étapes ne sont pas forcément linéaires ni vécues de la même façon par chacun, ils ne constituent pas une loi absolue. 

  1. Le choc et le déni
    Après l’annonce ou la découverte de la perte, la personne ressent souvent une profonde sidération, une impression d’irréalité. Ce mécanisme permet au cerveau de gérer temporairement la douleur insoutenable en la tenant à distance.

  2. La colère
    Cette étape survient quand la réalité commence à être pleinement ressentie. La colère peut être dirigée vers soi-même (sentiment de culpabilité ou d’impuissance), vers les vétérinaires, les proches ou simplement envers la situation perçue comme injuste.

  3. La négociation (ou marchandage)
    Moins souvent citée dans le deuil animal, cette étape existe néanmoins chez certains. Elle se manifeste sous forme de pensées répétitives sur ce qui aurait pu être fait différemment (« si seulement j’avais consulté plus tôt », « et si j’avais essayé un autre traitement ? »). Elle accentue souvent la culpabilité ressentie.

  4. La tristesse ou dépression
    À cette étape, la tristesse profonde s’installe durablement. Elle peut s’accompagner de pleurs fréquents, d’une perte d’appétit, de troubles du sommeil ou d’une désorientation dans la vie quotidienne. C’est souvent la période la plus longue et difficile à traverser.

  5. L’acceptation et la reconstruction
    L’acceptation ne signifie pas oublier son animal, mais plutôt apprendre à vivre avec son absence. La douleur devient progressivement moins aiguë, laissant place à une reconstruction émotionnelle. On peut alors commencer à honorer le souvenir de l’animal disparu, réintégrer sa vie quotidienne et envisager de nouveaux projets.

Chaque étape nécessite du temps, de la bienveillance envers soi-même et de la patience. Les phases n’étant pas linéaires, elles peuvent être simultanées, mélangées, mais elles constituent tout de même de bons indicateurs d’états tout à fait normaux dans le processus du deuil.

Le lien humain-animal : pourquoi cette perte est-elle unique ?

La perte d’un animal est unique et indescriptible. Seuls ceux qui l’ont vécu peuvent mesurer ces mots à leur juste valeur. L’amour partagé entre un gardien et un animal est pur et inconditionnel, à l’inverse de la société et des liens humains qui sont souvent conditionnels, structurés, et complexes. Bien qu’il manque aux animaux le langage, la majorité des gardiens se rassemblent pour dire que les animaux communiquent, et qu’ils se sentent souvent bien plus compris, aimés et acceptés auprès d’eux. Cette affection et ce lien absolu constituent un soutien émotionnel majeur dans la vie quotidienne.

La relation avec notre animal est incomparable, on partage une intimité tout à fait différente de celle qu’on pourrait partager avec notre famille, notre conjoint(e) ou nos amis. L’animal se présente comme une présence constante, quotidienne et rassurante. Il est là dans chaque moment, joyeux ou difficile. Le vide laissé par son départ est profond et brutal. 

Il n’est plus à prouver que les animaux sont fantastiques pour la santé mentale des humains. De nombreuses études scientifiques [4] confirment qu’ils jouent un rôle thérapeutique précieux, réduisant le stress, la solitude tout en augmentant le bien-être émotionnel. Les thérapies par le biais des animaux fleurissent d’ailleurs à grande vitesse puisque leur potentiel est immense. 

Peu importe qui nous sommes, nous pouvons nous accorder sur le fait que nous sommes pleinement nous-mêmes auprès de notre animal, nul besoin de masques et faux semblants. Il connaît toutes nos facettes et toutes nos bizarreries. Cette acceptation complète rend leur perte particulièrement douloureuse, car cela implique que nous perdions un être avec qui l’on se sentait complètement en sécurité. 

Les risques psychologiques du deuil animal

La perte d’un animal ne doit jamais être minimisée, car elle comporte des risques psychologiques réels et sérieux, comparables à ceux d’un deuil humain. Selon la psychologue Dre Annique Lavergne, plusieurs réactions psychologiques peuvent accompagner cette perte, notamment :

  1. Anxiété et stress intense :
    La perte brutale ou la maladie prolongée d’un animal peut engendrer des symptômes anxieux forts, comme des troubles du sommeil, une hypervigilance, ou encore une inquiétude constante concernant les soins prodigués à l’animal.

  2. Dépression :
    Le deuil animal peut déclencher un épisode dépressif caractérisé par une profonde tristesse, une perte d’intérêt pour les activités quotidiennes, de l’apathie, voire une dégradation significative du fonctionnement quotidien.

  3. Isolement social :
    Du fait de la minimisation fréquente du deuil animal par la société, de nombreuses personnes préfèrent s’isoler plutôt que d’affronter le manque de compréhension ou les remarques dévalorisantes de leur entourage. Cet isolement accentue encore davantage leur souffrance.

  4. Sentiment intense de culpabilité :
    La culpabilité est fréquente, surtout lorsqu’il a fallu prendre des décisions médicales difficiles (comme l’euthanasie). Ce sentiment peut prolonger le processus de deuil et nuire à la guérison émotionnelle.

  5. Risque de deuil compliqué ou pathologique :
    Selon des études récentes, le manque de reconnaissance sociale et l’absence de soutien adéquat peuvent conduire à un deuil prolongé ou pathologique, empêchant la personne endeuillée de retrouver un équilibre émotionnel et affectif sain.

D’autres points sont également importants à souligner : 

Difficulté à envisager l’avenir :
La perte d’un animal qui occupait une place majeure dans la vie quotidienne peut provoquer un sentiment de vide existentiel et rendre difficile toute projection vers l’avenir, compliquant encore davantage la phase de reconstruction.

Impact sur la santé physique :
Les conséquences émotionnelles peuvent se manifester physiquement : baisse de l’immunité, fatigue chronique, douleurs musculaires, troubles digestifs ou du sommeil.

Il est essentiel de reconnaître ces risques psychologiques afin de mieux comprendre et valider son propre vécu. Cela permet aussi de reconnaître à quel moment une aide extérieure appropriée et bienveillante pourrait être nécessaire.

Conseils et ressources

Traverser la perte de son animal peut être extrêmement éprouvant. Toutefois, certains outils, conseils et ressources peuvent vous aider à mieux gérer votre douleur et traverser ce processus difficile.

Accueillir et exprimer ses émotions

  • Reconnaissez pleinement vos émotions sans jugement, laissez vous traverser : colère, tristesse, culpabilité, ces émotions sont normales et même saines dans un tel processus
  • Écrivez régulièrement dans un journal, réalisez des dessins intuitifs, créez un carnet de souvenirs en hommage à votre animal
  • Connectez vous au vivant et à la vie, marchez dans la nature, même 10 minutes…

Créer des rituels symboliques

  • Organisez une cérémonie pour votre animal
  • Créez un petit autel avec sa photo et des objets et recueillez y vous autant que besoin
  • Allumez des bougies, laissez une feuille et écrivez tout ce que vous voulez lui transmettre

Prendre soin de soi physiquement et émotionnellement

  • Tentez au mieux, même s’il s’agit uniquement d’un ou deux élément dans la journée, de maintenir des routines quotidiennes (repas réguliers, sommeil, mouvement)

Parler et partager votre expérience

  • Échangez avec des proches compréhensifs ou rejoignez des groupes dédiés au deuil animal
  • Parlez à voix haute pour vocaliser vos émotions, même tout seul(e), la voix aide à ressentir, conscientiser et cheminer.

Parce que traverser un deuil est difficile, vous pouvez rejoindre notre groupe Facebook spécialement créé pour vous permettre d’échanger librement, en toute sécurité, avec des personnes vivant la même expérience. Vous y trouverez écoute, soutien et compréhension, sans aucun jugement. Des publications régulières sont postées dessus avec exercices, conseils, partages et ressources ! 

👉 Cliquez ici pour rejoindre le groupe

Je prépare actuellement des ressources conçues pour vous accompagner à travers ce lourd processus, elles seront mises gratuitement à disposition. Si cela vous intéresse, restez informés ou inscrivez-vous à ma newsletter pour en être informé(e) en avant-première. 

Si vous vous trouvez dans le besoin, n’hésitez pas à m’écrire un message par le biais du formulaire ou à m’envoyer un mail.

Conclusion

Traverser le deuil de son animal est une expérience profonde et unique. Ce que vous ressentez est légitime, important, et mérite d’être reconnu à sa juste valeur. Se donner le droit de ressentir pleinement cette douleur, sans jugement ni culpabilité, est essentiel pour amorcer un chemin de guérison intérieure.

Rappelez-vous que chaque deuil est unique, et qu’il n’existe pas de bonne ou de mauvaise façon de le vivre. Prenez le temps nécessaire, soyez doux envers vous-même, et n’hésitez jamais à demander de l’aide. Vous n’êtes pas seul(e) dans cette épreuve, et des ressources, des personnes bienveillantes ainsi qu’une communauté compréhensive sont là pour vous soutenir tout au long de ce parcours émotionnel intense.

Votre animal restera toujours vivant dans votre cœur et votre mémoire. Honorer son souvenir et l’amour partagé est un précieux cadeau pour poursuivre votre chemin de vie avec douceur et résilience.

Avec toute ma compassion, 

Coline

“Je suis Coline, communicante et accompagnatrice du deuil animal. Ici, on parle de bien-être animal, de deuil et du lien profond qui nous unit au vivant”

Sources

[1] “Le deuil” de Marie-Frédérique Bacqué et Michel Hanus, publié dans la collection “Que sais-je ?”

[2] Étude de Sandra Barker et Randolph Barker (1988)
Thèse de Dre Annique Lavergne
Étude de l’université de l’Alberta (2021)

[3] “On death and dying” de Elisabeth Kübler-Ross en 1969

[4] Étude de Friedmann et al. (1980) – Effets des animaux sur la santé cardiaque
Étude de Barker et Dawson (1998) – Thérapie assistée par l’animal
Étude de Beck & Katcher (2003) – Effets sociaux et émotionnels
Étude de Odendaal & Meintjes (2003) – Libération d’hormones du bien-être
Étude de Kamioka et al. (2014) – Revue systématique sur la thérapie assistée par l’animal

[5] “Le deuil suite à la perte d’un animal de compagnie” Dre Annique Lavergne